+ 0,2 % : c’est la quasi-stabilité des prix des logements anciens enregistrée au premier trimestre 2026 par les Notaires de France. Mais cette moyenne nationale cache une réalité plus contrastée : dans les grandes métropoles, certains quartiers résistent bien mieux que d’autres, portés par la qualité des logements et leur performance énergétique.
En effet, selon l’analyse d’ERA Immobilier au premier semestre 2026, désormais, la localisation, la qualité des prestations et la performance énergétique redessinent la carte de la valeur immobilière. Dans ce contexte, certains quartiers accueillant des logements neufs ou récents continuent de tirer leur épingle du jeu. Un vrai bonus pour la valeur verte de votre bien immobilier.
Le neuf performant devient un refuge dans un marché immobilier fragmenté
Le marché immobilier ne fonctionne donc plus selon une logique uniforme. Dans les dix principales métropoles françaises, les écarts de prix se creusent entre les biens recherchés et ceux pénalisés par leur état ou leur consommation énergétique.
« Nous ne sommes pas face à un retournement brutal du marché mais à une mutation durable. Les biens les plus performants continuent de se vendre rapidement, tandis que ceux nécessitant des travaux ou présentant un mauvais DPE voient leur valeur fortement corrigée. Dans ce contexte, attendre pourrait coûter plus cher que décider aujourd'hui », souligne Eric Allouche, directeur exécutif du réseau ERA Immobilier.
Des quartiers neufs qui résistent dans les grandes métropoles françaises
Dans plusieurs grandes villes, les secteurs en développement urbain et les quartiers proposant une offre résidentielle récente affichent une meilleure résistance, d’après ERA Immobilier.
A Lyon, les programmes neufs peuvent dépasser les 7 000 €/m², alors que certains ensembles énergivores subissent de fortes corrections. A Strasbourg, les écoquartiers et les logements neufs maintiennent également leur attractivité avec des prix autour de 7 000 €/m², quand les biens énergivores reculent nettement.
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A Montpellier, le neuf performant bénéficie d’une véritable prime avec des transactions pouvant atteindre 5 000 €/m², et même 11 000 €/m² pour certaines maisons en rooftop, tandis qu’une partie du parc ancien historique, moins adapté aux attentes actuelles, évolue autour de 2 000 €/m².
A Bordeaux, l’hypercentre et le secteur d’Euratlantique restent parmi les zones les plus recherchées. Le quartier Hôtel de Ville atteint ainsi 9 500 €/m², confirmant l’intérêt des acquéreurs pour les secteurs combinant centralité, services et qualité résidentielle.
A Toulouse, la VEFA et les logements récents dominent également un marché où les acquéreurs privilégient de plus en plus les biens immédiatement habitables et économes en énergie.
Une nouvelle géographie des prix immobiliers dans les dix grandes villes
D’après, l’étude d’ERA Immobilier, à Paris, les secteurs les plus prestigieux dépassent 31 000 €/m², tandis que certains logements classés G dans le 17e arrondissement par exemple chutent sous les 7 200 €/m². A Nice, les villas haut de gamme franchissent 26 000 €/m² alors que certains biens anciens à rénover passent sous les 850 €/m². Idem à Marseille où les villas du Roucas Blanc dépassent 17 800 €/m² quand les logements énergivores du centre et des quartiers nord stagnent autour de 2 200 €/m².
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Même phénomène à Nantes, où le centre-ville conserve une forte attractivité autour de 9 000 €/m², contrairement aux passoires thermiques pouvant tomber à 1 900 €/m². A Lille, le Vieux-Lille demeure une valeur refuge avec des prix jusqu’à 7 800 €/m², quand les logements nécessitant d’importants travaux connaissent de fortes décotes.
« Les écarts observés dans les grandes villes françaises illustrent parfaitement cette nouvelle hiérarchie des valeurs. Deux biens situés à quelques rues de distance peuvent aujourd'hui connaître des trajectoires de prix totalement différentes. L'analyse fine du marché local est devenue indispensable pour vendre au juste prix comme pour acheter au bon moment », analyse Eric Allouche.
Le retour des primo-accédants soutient la demande dans le neuf
Malgré la remontée progressive des taux de crédit, ERA Immobilier ne constate pas d’effondrement du marché. Le retour du Prêt à Taux Zéro sur l’ensemble du territoire, ainsi que son extension aux maisons individuelles neuves, redonne du pouvoir d’achat aux primo-accédants.
Dans ce contexte, les logements neufs proposant de bonnes performances énergétiques, des charges maîtrisées et des prestations modernes apparaissent comme des produits particulièrement recherchés. Alors que les investisseurs et certains secundo-accédants restent prudents, l’accession à la propriété redevient un moteur essentiel.
Selon les professionnels, 2026 pourrait donc constituer une fenêtre d’opportunité : dans un marché devenu plus sélectif, les quartiers neufs et les biens qualitatifs semblent mieux armés pour préserver leur valeur.






